Séjour linguistique : Témoignage de Sidonie

29 Avr | études

Nous avons rencontré Sidonie le temps d’une pause pour discuter de son séjour linguistique en Espagne et pour qu’elle te donne quelques conseils précieux si toi aussi tu es attiré par ce genre d’expérience.

 

Peux-tu te présenter en quelques lignes ?

« Je m’appelle Sidonie, j’ai 25 ans. Ici, j’ai fait des études en relations publiques. Avant ça, j’ai fait un bachelier en archéologie à l’université. »

 

Pourquoi as-tu décidé de partir ?

« Mon voyage, j’ai décidé de le faire au moment où j’ai arrêté l’université. Je me suis rendue compte que l’université, ça ne me plaisait pas du tout. J’ai arrêté en janvier et je me suis retrouvée à ne rien pouvoir faire pendant 5 mois. C’était en 3ème année et il y a eu quelques événements qui ont fait que je ne voulais pas rester en Belgique plus longtemps. Je voulais vraiment partir et faire une coupure.

Je me suis demandée ce qui serait le mieux pour moi. Et pourquoi pas partir à l’étranger apprendre une nouvelle langue ?! Ça sera toujours un plus dans la vie, donc, pourquoi pas ? J’ai commencé à faire des recherches et deux semaines plus tard, je partais. »

 

Où es-tu partie et pourquoi as-tu choisi ce lieu de séjour ?

« À la base, je voulais partir un peu plus loin, mais je ne pouvais partir qu’un mois. Au début, je voulais apprendre une nouvelle langue et l’espagnol était une langue qui me plaisait vraiment. Je voulais donc aller dans un pays hispanique. J’ai commencé à regarder pour le Mexique et le Costa Rica. Ce sont des pays qui sont très tentants. Et finalement, en fonction du budget et de la durée, ça m’a semblé un peu loin pour une si courte période. Du coup, je me suis dit :  « l’Espagne c’est quand même pas mal… ». Je voulais partir à la mer et au soleil, ça me semblait un peu évident… (rire) quitte à partir, autant partir dans un pays où il fait beau !

Je suis partie à Cadix. C’est vraiment la pointe sud qui touche le Maroc. Je prospectais pour Valence aussi, mais le départ c’était trois semaines après et j’avais vraiment envie de partir le plus tôt possible. Cadix avait l’air d’être une jolie ville donc je me suis dit : « pourquoi pas ? ». Je ne connais pas cette ville donc ça me fera découvrir une nouvelle ville en plus de la langue. »

 

Es-tu partie avec un organisme d’accompagnement ?

« Je suis partie avec un organisme. J’avais commencé à faire des recherches dans l’optique de partir seule, trouver une école de langue,etc. Mais comme c’était un séjour vraiment court, je me suis dit que ça serait plus facile de partir via un organisme. Je suis partie avec l’organisme WEP comme ça je n’avais à réfléchir à rien du tout. J’avais le logement, les activités, les cours programmés. Ils s’occupaient de tout. Tu choisis ton séjour, tes dates, ton billet et ils font tout le reste.

Je suis partie hors saison et il n’y avait pas assez de monde pour une collocation. Par conséquent, je suis partie en famille. Et effectivement, la seule chose qu’on doit faire, c’est trouver le billet d’avion.

On peut aller sur leur site et faire un devis en ligne. On remplit un devis en fonction d’où on veut aller, ce qu’on veut faire, etc. Et eux, ils t’envoient une offre de prix. Puis, il suffit de la confirmer en ligne. Je ne crois pas avoir eux de nombreux contacts directs. Ça se fait très vite, je pense qu’en trois jours mon dossier était confirmé et du coup j’avais une famille. On ne sait pas chez qui on tombe et on n’a pas de contact avec la famille avant la rencontre.

C’est la surprise. C’est un peu stressant. On ne choisit pas l’heure d’arrivée. Moi, avec l’avion, je suis arrivée un peu tôt, je ne parlais pas un mot d’espagnol. J’étais vraiment là, toute seule. La femme chez qui je logeais, elle ne parlait pas un mot d’anglais. Au début, c’était quand même un peu compliqué. »

 

Comment s’est passé ton séjour ?

« Je suis arrivée chez une femme célibataire. C’était une maison en bord de mer donc je me suis dit : « Woaw !  Incroyable ! Le rêve ! ». Mais assez vite, je me suis rendue compte que je n’étais pas complètement à l’aise chez elle. Il n’y avait pas d’eau chaude, je ne pouvais pas vraiment cuisiner. Je n’avais pas beaucoup d’autonomie, c’était un peu comme ma maman. En plus, on ne pouvait pas vraiment communiquer vu qu’elle ne parlait pas anglais et moi je ne parlais pas espagnol. Après j’en ai parlé à l’école. Wep a été très réactif. La semaine d’après ils m’ont changé de famille avec une autre étudiante qui était aussi en séjour. J’étais beaucoup plus à l’aise chez eux. La première semaine a été un peu compliquée, mais sinon après j’ai changé de famille et directement après le changement ça a été 100% positif.

Pour ce qui est des cours, j’ai eu trois profs différents les 4 premières semaines. Mon espagnol a quand même vite évolué. J’étais contente. Tous les profs étaient incroyables, super à l’écoute, super marrants. Ce n’est vraiment pas des profs trop scolaires axés « devoirs ». On discute avec eux, on les tutoie, on devient même potes avec eux. Un jour on est même tous allé boire un verre avec un des profs que j’avais eu. C’était vraiment trop bien. L’ambiance de jeunes aussi était top, on s’entendait trop bien. J’ai rencontré un groupe de filles. On était quatre. Et on a tout fait ensemble pendant les quatre semaines. On est encore en contact, on essaye de se voir le plus souvent possible alors qu’on vient de pays différents.

C’était un mois coupé du monde et de la réalité. Tu pars de la Belgique et tu sais que ça ne sera pas du tout la routine. J’ai passé un mois à aller au resto, à aller à la plage. J’allais en cours au matin et puis je rigolais avec mes amies. Je crois que j’ai vraiment zéro mauvais souvenir de ce voyage en fait… Ça permet de prendre du temps pour soi, de quitter la routine belge, de se découvrir un peu plus, de voir si on aime ça, voyager. Ça permet aussi d’élargir son cercle d’amis et la façon d’interagir avec les gens, parce que là-bas, on est obligé de se faire des amis, d’être un peu plus extravertis. Vraiment, je ne vois que du positif à faire ce genre de séjour. »

 

Quels conseils donnerais-tu à quelqu’un qui a envie de partir ?

« D’oser ! (Rire) C’est vrai que c’est un genre de voyage qui peut faire peur parce qu’on est dans une ville qu’on ne connaît pas avec des gens et une langue qu’on ne connaît pas non plus. Mais si on fait ça accompagné d’un organisme de voyage, il y a vraiment très peu de chances que ça se passe mal. Je connais des personnes qui sont parties un an aux États-Unis par exemple. S’il y a un souci quel qu’il soit, il y aura toujours quelqu’un de l’organisme qui sera là pour t’aider et tout faire pour que ça se passe bien. On n’est pas laissé dans la gueule du loup en mode « ha ! Tu as payé, tu as pris ton billet ? Merci au revoir ! » Non ! Ça n’est pas comme ça. Et vraiment, dès qu’on a un problème, ils sont super réactifs, il te change de famille ou d’école. Il faut juste sauter le pas et je pense qu’une fois qu’on a réservé en ligne je pense qu’on a fait le plus gros. On se rend compte qu’on en est capable. Il y a aussi une peur, la peur du budget, mais moi je pense que c’est vraiment rentabilisé. C’est un coût de partir avec un organisme, mais il y a tellement de choses qui sont prises en compte, la famille la qualité des cours, les activités…. Il faut juste passer le cap ! »

 

Plus d’informations pratiques sur : https://www.jeminforme.be/sejours-linguistiques/